J’aime ta couleur café

27Mar09

cafe

Les buveurs  modérés de café réduisent de 65 % le risque de développer une démence ou un Alzheimer.
Le café est connu pour être la principale source alimentaire de caféine, molécule dont les effets sur le système nerveux sont étudiés depuis longtemps. Son effet stimulant est souvent recherché à court terme pour lutter contre la fatigue. À l’inverse, il peut gêner l’endormissement. Mais ses effets à long terme sur le système nerveux central sont encore largement méconnus. Ce système dont la dégradation lente et progressive est impliquée dans les démences, la forme la plus courante étant la maladie d’Alzheimer, qui touche treize millions de personnes dans le monde.
Compte tenu du vieillissement des populations et de l’absence de véritable traitement, on peut s’attendre à une augmentation des cas de démences.
Des recherches antérieures avaient déjà suggéré que la consommation de café était susceptible d’avoir un effet bénéfique contre la survenue de l’Alzheimer.
Le développement de ces démences débute cependant plusieurs dizaines d’années avant l’apparition des signes cliniques. L’impact de l’alimentation sur le décours de l’affection doit donc être pris en compte suffisamment à l’avance. Et c’est là un des atouts majeurs d’une nouvelle étude scandinave réalisée conjointement par l’Université de Kuopio (Finlande), le Karolinska Institute de Stockholm (Suède), et l’Institut finlandais de Santé publique. Ils se sont intéressés à la consommation de café et thé pendant 21 ans, en faisant une mise à jour des habitudes tous les cinq ans. Après quoi, ils ont réexaminé 1.409 personnes âgées de 65 à 79 ans, pour diagnostiquer les cas de démence. Les résultats sont publiés dans le Journal of Alzheimer’s Disease.

Un usage modéré réduit les risques de démences
Les données de consommation de café ont été classées en trois groupes : buveurs légers (0 à 2 tasses par jour), buveurs modérés (3 à 5 tasses) et grands buveurs (plus de 5 tasses). Pour le thé, qui fait nettement moins partie des habitudes de cette population, les auteurs ont classé les participants en buveurs (au moins une tasse) et non buveurs (moins d’une tasse par jour).
L’analyse des résultats rapporte que la consommation de café au cours de la période de suivi est associée à un risque plus faible de développer une démence. Les plus grands bénéfices apparaissent pour les buveurs modérés : chez eux, le risque de développer une démence ou une maladie d’Alzheimer est réduit de 65 %, par rapport à ceux qui ne boivent pas ou peu de café. Par contre, pour ce qui est du thé – qui contient lui aussi de la caféine, mais en quantités plus faibles – le fait d’en boire ou pas n’a pas de répercussion sur le risque de démence (peut-être que la consommation n’est pas assez importante). Les auteurs précisent que leur découverte doit être confirmée par d’autres études, mais elle ouvre d’ores et déjà la porte d’une possible intervention alimentaire pour modifier le risque de démences.
Source : Le Soir

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